L’inhumation écologique en Belgique : de quoi s’agit-il et comment s’y prendre ?

Familie rouwt bij doodskist in het bos

De plus en plus de Belges souhaitent une dernière demeure au cœur de la nature. Si la Flandre a ouvert la voie avec ses « zones de sépulture naturelle », la Wallonie et Bruxelles adaptent également leurs cimetières pour répondre à cette demande croissante d’écologie et de sérénité. Comparateur.be vous explique les options par Région.

L’inhumation écologique ou naturelle est plus courante aux Pays-Bas qu’en Belgique, mais le concept de « retour à la nature » après le décès gagne du terrain chez nous aussi. Les possibilités varient selon la Région où vous habitez. Partout en Belgique, l’inhumation d’un corps ou des cendres en pleine forêt sauvage reste interdite : cela doit toujours se faire dans une zone officiellement reconnue. Dans ces zones, la nature reprend ses droits et l’aspect sauvage du lieu est préservé au maximum.

L’inhumation écologique : quelles sont les différences régionales ?

En Wallonie : le « Cimetière Nature »

La Wallonie encourage activement les communes à transformer leurs cimetières traditionnels. L’accent est mis sur la végétalisation (pelouses fleuries, haies mellifères) plutôt que sur les zones de forêt dense.

  • Les parcelles de dispersion naturelle : De nombreuses communes wallonnes dédient désormais des espaces où les cendres sont dispersées dans un environnement sauvage et non plus sur une pelouse tondue ras.

  • Les cimetières nature : Le label wallon « Cimetière Nature » garantit une gestion écologique du lieu (zéro pesticide, biodiversité favorisée).

À Bruxelles : des espaces dédiés à l’inhumation écologique

À Bruxelles, l’espace est limité, mais le cimetière de Bruxelles (situé à Evere) propose des zones de type « bois de mémoire » ou des parcelles de dispersion plus naturelles pour répondre au souhait de simplicité et de verdure des citadins.

En Flandre : des zones de sépulture en pleine nature

La Flandre est actuellement plus avancée sur l’aspect « forestier ». Elle autorise, sous conditions strictes, l’inhumation d’urnes ou la dispersion dans des domaines gérés par Natuur en Bos, en dehors des cimetières communaux classiques (comme à Rekem ou Zoersel).

Quelles sont les conditions de l’inhumation écologique ?

Peu importe la Région, certaines règles strictes s’appliquent pour préserver l’environnement :

  1. Uniquement des cendres : En Belgique, l’inhumation d’un corps en cercueil en pleine nature est interdite. Seules les cendres de crémation peuvent y être enterrées ou dispersées.

  2. Urnes biodégradables : Si vous choisissez l’inhumation plutôt que la dispersion, l’urne doit être fabriquée en matériaux naturels (amidon de maïs, sel, carton ou bois léger) qui se décomposent naturellement dans le sol sans laisser de résidus toxiques.

  3. Absence d’ornements : C’est le principe même de l’inhumation écologique : pas de pierre tombale, pas de croix, ni de fleurs artificielles. L’objectif est de minimiser l’impact sur l’environnement et de laisser la nature intacte. Là où c’est possible, un signe commémoratif sobre ou un lieu de repos est prévu pour permettre aux proches de se recueillir.

  4. Dernières volontés : Il est crucial d’enregistrer votre choix auprès de votre administration communale (service État Civil) pour que vos proches puissent respecter ce souhait le moment venu.

Où trouver ces sites de sépulture naturelle en Belgique ?

Plusieurs sites existent dans les zones forestières et naturelles en Flandre, comme Isaekshoef à Rekem, le domaine Rondenbos à Beersel ou la Villa Markey à Zoersel. En Wallonie, de plus en plus de communes transforment leurs cimetières locaux : renseignez-vous auprès de votre commune pour connaître les parcelles labellisées « Cimetière Nature » près de chez vous.

Par ailleurs, en plus des domaines naturels, vous pouvez opter pour un bois de mémoire (ou urnenbos en Flandre). En Wallonie et à Bruxelles, il s’agit généralement d’une zone boisée aménagée au sein même d’un cimetière classique. En Flandre, ces espaces se situent de plus en plus souvent en pleine nature, en dehors des murs du cimetière. Dans les deux cas, des urnes biodégradables y sont placées en pleine terre de manière naturelle. Cette forme d’inhumation privilégie la discrétion : l’emplacement exact n’est généralement pas marqué individuellement afin de préserver l’aspect sauvage du sous-bois. Un monument ou une stèle commémorative commune permet néanmoins aux proches de déposer des fleurs naturelles et de se recueillir.

Dispersion en mer ou dans l’Escaut

À Ostende, Il est possible de disperser les cendres dans la mer du Nord (au large d’Ostende). Plusieurs compagnies maritimes, comme Endlis et Funereau, organisent des cérémonies funéraires en mer. 

Depuis 2017, il est possible de déposer une urne biodégradable dans l’Escaut. L’urne utilisée doit être soluble dans l’eau et ne peut être déposée qu’à des endroits spécifiques (exclusivement à Anvers et Tamise).

Comment une assurance obsèques vous accompagne-t-elle ?

Vous voulez opter pour une funéraille écologique ? Grâce à une assurance obsèques, vous prévoyez le capital nécessaire pour couvrir ces frais.

Certaines assurances ne versent pas de capital mais couvrent directement des services spécifiques : la cérémonie, le cercueil ou la collation. Si vous décédez, la compagnie d’assurance prend en charge tous les frais, afin que vos proches n’aient aucune inquiétude financière. L’inhumation sur un site naturel fait donc partie des options envisageables.

 

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