Notre mode de vie a fondamentalement changé ces deux dernières décennies, et cela se reflète dans notre façon de dire adieu. Combien de personnes choisissent encore l’inhumation ? La table de café traditionnelle a-t-elle encore la cote ? En collaboration avec l’assureur obsèques DELA, Comparateur.be analyse les tendances les plus marquantes en Belgique.
EN BREF
- Dominance de la crémation : en Belgique, 70 % des proches choisissent désormais la crémation, avec des pics à 95 % dans les grandes villes comme Anvers et Bruxelles.
- Déclinaison du religieux et personnalisation : le nombre de funérailles à l’église a diminué de moitié en quatre ans ; l’accent se déplace vers des lieux uniques (parcs, théâtres, etc.).
- Planification financière : la personnalisation croissante augmente les coûts, faisant de l’assurance obsèques un élément essentiel de la gestion financière.
1. La crémation est devenue la nouvelle norme
L’époque où l’enterrement traditionnel était la règle est définitivement derrière nous. Seuls 30 % des défunts sont encore inhumés de manière classique. On note une différence frappante entre la ville et la campagne : dans les zones urbaines comme Bruxelles, le taux de crémation atteint 95 %. Ce choix est souvent lié à une volonté de simplifier l’entretien futur du monument funéraire pour les proches.
2. Du columbarium vers des destinations de cendres alternatives
La conservation des cendres évolue aussi. Si le champ d’urnes classique reste une option, les proches optent de plus en plus pour la dispersion des cendres. Celle-ci se fait sur la pelouse de dispersion du cimetière, mais aussi de plus en plus souvent dans des lieux significatifs hors cimetière (dans le cadre légal). La conservation de l’urne à domicile n’est plus une exception.
3. Le recul rapide des funérailles religieuses
De moins en moins de cérémonies se déroulent à l’église. L’évolution est fulgurante : en 2024, on comptait deux fois moins de funérailles religieuses qu’en 2020. Les disparités régionales sont marquées :
- En Flandre, environ 30 % des cérémonies restent à l’église en zone rurale, contre 20 % en ville.
- En Wallonie, la tendance est également à la baisse, bien que le poids de la tradition reste plus présent : entre 35 % et 45 % des funérailles s’y déroulaient encore à l’église en 2024.
4. Des adieux uniques dans des lieux atypiques
Si l’auditorium du funérarium reste central, la demande pour des cérémonies personnalisées explose. On cherche des lieux qui reflètent la vie du défunt :
- Cimetières naturels : un dernier repos au cœur de la forêt.
- Lieux créatifs : cérémonies dans le jardin familial, une salle de théâtre ou le club de sport local.
- Transport durable : l’utilisation de corbillards alternatifs, comme le vélo funéraire.
5. Des alternatives à la traditionnelle « table de café »
Le café-pistolets reste une tradition forte, mais sa forme change. Au lieu de la formule standard, certains Belges choisissent désormais une réception dans un lieu événementiel, un dîner informel dans le restaurant préféré du défunt, ou même un verre organisé dans le jardin privé. Le fil conducteur ? Passer d’un repas « obligé » à un moment de connexion authentique.
L’impact financier d’adieux personnalisés
Bien que les possibilités de personnalisation augmentent, elles entraînent souvent des coûts variables. Des funérailles ou une crémation représentent une dépense importante que les proches ne peuvent pas toujours assumer immédiatement.
Pour soutenir financièrement votre famille, souscrire une assurance obsèques est une étape sensée. Vous constituez de votre vivant un capital qui couvrira les frais plus tard, de la cérémonie à la réception. C’est une manière d’éviter une « gueule de bois » financière à vos proches dans une période déjà difficile.
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